En 2024, la Belgique a enregistré environ 108.700 naissances, un niveau inédit depuis 1942, marquant une baisse de 4,6% par rapport à la moyenne des années 2020 à 2023. Cette baisse générale touche l’ensemble des régions, avec un recul de 6,6% en Wallonie et de 7,7% à Bruxelles. La dynamique démographique du pays est ainsi profondément modifiée, posant d’importants défis pour la société et l’économie.

Selon Statbel, la baisse continue de la natalité s’accélère depuis plusieurs années. En 2024, la Belgique n’a enregistré qu’environ 108.700 naissances contre une moyenne de 113.861 au cours des quatre années précédentes. Le taux de fécondité national stagne autour de 1,6 enfant par femme, loin du seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1.

L’âge moyen des mères augmente partout en Belgique : il est de 31,3 ans en Flandre, avec des variations régionales allant jusqu’à 32,8 ans dans le Brabant wallon, et tombe à 30,6 ans dans le Hainaut. À Bruxelles, les mères ont en moyenne 32,3 ans, tandis que pour les pères ou co-parents, l’âge moyen varie de 34 ans en Flandre à 36,4 ans à Bruxelles. Cette tendance traduit un report de la parentalité, particulièrement marqué dans les grandes villes et les régions les plus favorisées (Statbel)

Le système scolaire impacté (Selon RTL)

L’une des répercussions directes est déjà perceptible dans l’enseignement belge, particulièrement en Wallonie et à Bruxelles où des classes ferment faute d’élèves. Moins d’enfants signifie moins de besoins en enseignants, ce qui oblige les établissements à revoir leur organisation de façon parfois douloureuse. À terme, c’est l’ensemble du système éducatif qui devra s’ajuster, de la petite enfance au secondaire.

Problèmes sur les finances publiques (Selon Fediplus)

Sur le plan économique, la baisse persistante de la natalité met à mal l’équilibre du système de pensions et de sécurité sociale. Le nombre de travailleurs cotisant pour chaque retraité diminue, amplifiant la pression financière sur les générations actives et sur les finances publiques (près de 11,2% du PIB, soit 60,7 milliards d’euros en 2023 pour les pensions). Sans réformes structurelles, les jeunes actifs devront cotiser davantage ou accepter des pensions réduites, ce qui pourrait aussi entraver la croissance et l’innovation.